• L'Effet Local

Une course contre la montre: les débuts de Hardbacon



Nom: Julien Brault

Compagnie: Hardbacon

Ville: Longueuil


Contexte: 

Lancer une application mobile n’est pas de tout repos et en lancer une dans l’industrie des services financiers peut s’avérer devenir un véritable cauchemar. L’idée initiale derrière la plateforme était d’aider les investisseurs à se structurer et leur offrir des recommandations. Aujourd’hui, Hardbacon c’est un système qui vous aide à prendre des meilleures décisions financières dans trois sphères distinctes: le budget personnel, la planification d’objectifs financiers et l’investissement.


Pour Julien, c’est une panoplie de péripéties et de déboires avec son équipe, mais aussi des petits miracles qui leur ont permis de mettre en marché une plateforme qui changera sans aucun doute la façon dont nous gérons et investissons notre argent.

Histoire:

«Au début de la compagnie, on était en Caroline du Nord dans l’accélérateur Queen City Fintech. Notre mission était bien entendu de réussir à lancer l’application durant la période d’accélération. On travaillait très fort, même le samedi et le dimanche, pour pouvoir la lancer. Quand il est venu le temps, et qu’on avait une première version prête et testée, on a soumis l’application au App Store. À cet étape, notre plateforme avait uniquement la section investissement qui conseillait les utilisateurs sur leurs investissements. Donc voilà, on soumet l’application et elle est en cours de révision. Chez Apple, le processus de révision se fait en partie par un humain. Aujourd’hui, on peut procéder à de petites mises à jour et généralement en 24-48h nous avons une réponse concluante. Par contre, lorsque vous voulez mettre votre application en magasin pour la première fois, c’est plus compliqué de se faire accepter. Elle sera revue de façon plus intensive afin de s’assurer qu’elle ne présente pas de signes de fraude, qu’elle est sécuritaire et que c’est un bon produit.»



«Je n’avais jamais vu le risque de se faire refuser par l’App Store comme étant un risque important. À-vrai-dire, je ne l’avais même pas considéré. Donc, on soumet une première fois; on est refusé. Ils nous disent quoi modifier, mais c’est assez flou. On était pas trop stressé même après le cinquième refus, car on avait encore du temps devant nous.»


«Par contre, notre objectif restait le même: on voulait lancer l’application sur scène à la fin de l’accélérateur devant des investisseurs potentiels et les institutions financières.»


«Le temps avançait drôlement vite et on a commencé à envoyer des demandes de révisions accélérées en justifiant l’arrivée de notre événement sous peu. Ce n’est pas normal pour une application de se faire refuser 28 fois comme la nôtre, je vous rassure.


Le problème, c’est que HardBacon était compatible uniquement avec des comptes d’investissement canadien et les employés qui évaluaient notre plateforme n’avait pas de compte canadien. De plus, nous sommes dans une industrie hautement sécurisée et offrons des abonnements mensuels - qui à l’époque n’était pas chose commune. Tous ces facteurs faisaient en sorte qu’on était très louche pour Apple.»


La veille de la journée du pitch, après s’être fait refusé de nouveau, c’était devenu clair qu’on ne pourrait pas lancer l’application le lendemain.

«Quelques mois plus tard, toujours pas d’application en ligne et surtout plus de financement, on était démoralisé. J’étais dans le métro de Montréal, je ne me souviens plus à quelle station, mais j’étais sur la ligne verte. J’ai pu lire dans le courriel d’Apple:


READY FOR SALE. 


On était enfin accepté.


J’ai acheté une bouteille de champagne qu’on a bu dans des verres en plastique du Dollorama. Éventuellement, on a levé de l’argent et ce fut le début de la compagnie.»




Mot de l’entrepreneur:

On sous-estime toujours nos besoins en argent et on pense avoir tout prévu. Préparez-vous à l’imprévisible: comme se faire refuser 28 fois.

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